HISTOIRE DE L'ART
Centre Georges Pompidou
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III L'architecture du Centre Pompidou

            A)Le style contemporain

L'architecture contemporaine est variée, elle associe des arts plastiques aux savoirs de la construction. Elle sert un but pratique durable ou éphémère sur du bâti ancien ou nouveau.
Elle se sert au XXIe siècle de nouvelles technologies électroniques ou informatiques parfois jusqu'à l'extrême (virtualité) parfois dans des visions écologiques de la société.

               1)Les matériaux
Le matériau dominant du style contemporain est l'acier : il est résistant, facile d'entretien et se prête à toutes les formes et les exigences.il y a également le verre qui donne de la fluidité, de la transparence à l'espace.
Le béton traité fait également partie du matériau largement utilisé. Malgré sa modernité, le style contemporain n'exclut pourtant pas les matériaux naturels comme le bois, le cuir par petite touche et en accord avec l'ensemble.

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               2)Les couleurs
Quant aux couleurs, les plus dominantes sont les couleurs neutres telles le blanc, le beige, l'anthracite, le noir qui peuvent être mélangé à d'autres couleurs plus soutenues, selon la circonstance.

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               3)Les formes

Les formes sont basiques et simples. Pas de surcharge ni de superflus. La décoration est minimaliste.
Les objets décoratifs sont surréalistes, résolument modernes, sont souvent profilés et volumineux.

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            B)L'architecture spécifique du Centre Pompidou


En février 1977, inauguré par le président Valérie Giscard d’Estaing (Le président Georges Pompidou est décédé durant son mandat en 1974 et n’a pas pu assister à l’inauguration), en présence de nombreux chefs d’états étrangers, le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou ouvrait ses portes au public.
Ce nouvel édifice est une «machine culturelle» ouverte à tous, un antimonument qui cherche à rompre la solennité habituelle de l'institution muséale. Telle est l'intention des architectes qui souhaitent «démolir l'image d'un bâtiment culturel qui fait peur.
C'est le rêve d'un rapport libre entre l'art et les gens»
               1)Une architecture unique, novatrice et technique

Le bâtiment de Piano et Rogers est unique, aussi bien par son système de porteur, jusque-là inédit, que par ses matériaux, alors à la pointe de la technologie de l’acier de plus,le centre s inscrit dans la lignée des premières structures métalliques ayant marque l histoire de l architecture au XIXe siècle.
La charpente métallique est constituée de quatorze portiques espacés de 12.80 mètres, comportant chacun deux poteaux distants de 50 mètres sur, lesquels vient s’articuler, à chaque niveau, un élément en acier moulé appelé « gerberette » (du nom de son inventeur, l’ingénieur allemand Gerver).

gerberette
Gerberette du Centre Pompidou

Ces grands poteaux qui portent la carcasse métallique sont creux et remplis d'eau, de façon à donner plus d’assise au bâtiment et à lutter contre un éventuel incendie.
Une pompe met en mouvement la colonne d’eau, ce qui permet en cas de sinistre de garder de la rigidité de la gerberette structure pendant au moins deux heures- le temps nécessaire à l’évacuation. La gerberette supporte, d’un côté, l’extrémité d’une poutre intérieure de 50 mètres, pesant 70 tonnes.
De l’autre côté, les effets appliqués sur la gerberette sont équilibrés par un tirant en acier, ancré dans la même barrette de béton qui soutient le pilier. De ce fait, la structure porteuse est entièrement rejetée à l’extérieur. Les espaces intérieurs sont dégagés et les cinq étages du bâtiment se présentent comme d’immenses plateaux, libres de toute contrainte.
Arrimées à l’extérieur de l’édifice, sur la façade est, et utilisées comme « habillage » de la structure, les gaines techniques se détachent en quatre couleurs: le bleu pour l’air, le vert pour les fluides, le jaune pour les gaines électriques et le rouge pour les circulations. A l’intérieur, de faux planchers démontables permettent en tout point de distribuer les courant faibles ; les espaces sont délimités par des cloisons mobiles (barrières phoniques ou , supports d’œuvres…).
Cette conception architecturale se traduit aussi par la mise en évidence de l'escalier mécanique accroché, et comme suspendu dans un tube en verre, qui forme comme une longue chenille transparente. Véritable identité visuelle du Centre, cette immense diagonale en zigzag rend le visiteur apparent en même temps que celui-ci s'approprie le panorama de Paris au fur et à mesure de son ascension.
Escalier mettalique du Centre Pompidou
La "chenille"

Toute la structure du bâtiment se lit depuis la façade. L'édifice est comme retourné: toute la tuyauterie est à l'extérieur du bâtiment !
Cette architecture tranche avec l'architecture parisienne traditionnellement non colorée.

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               2) Les couleurs et leurs correspondances

Les «tuyaux» que nous pouvons voir à l'extérieur du centre sont un moyen de ravitaillement et de décoration pour les architectes.
En effet, se sont eux qui alimentent le centre Pompidou en leur amenant de l'air,de l'eau, et l’énergie.
                 a)L'air

Pour que le bâtiment fonctionne, il faut lui apporter de l'air. Quatre tours de refroidissement, installées sur les toits, servent à la climatisation.
Des tuyaux d'air y sont reliés qui parcourent tous les plafonds à chaque étage pour chauffer et climatiser les espaces, selon les saisons. Pour les sous-sols, des prises d'air, semblables à des trompes d'éléphants ou à des manches à air sur le pont des bateaux, émergent le long de la piazza et de la rue du Renard, à l'arrière du bâtiment.
A part ces prises d'air et les tours de refroidissement qui sont de couleur blanche, tous les tuyaux d'air sont identifiés par la couleur bleue.

Tuyaux d'air
Tuyaux d'air

Tours de refroidissement
Tours de refroidissement

Leur circulation est organisée sur la façade arrière du bâtiment, qu'ils habillent. A l'extérieur comme à l'intérieur, tous ces tuyaux sont laissés visibles.

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                 b)L'eau

L'eau est un autre élément indispensable dans un bâtiment. Elle sert ici à la climatisation, mais aussi aux sanitaires dans les différents espaces et aux bornes incendie.
Les tuyaux d'eau sont identifiés par la couleur verte.
Eux aussi sont à l'extérieur où ils côtoient les tuyaux bleus. Lorsqu'ils passent dans le bâtiment, ils sont au plafond et restent apparents.
Tuyaux d'eau
Tuyaux d'eau

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                 c)Les énergies

L'énergie du Centre Pompidou est exclusivement électrique. L'électricité sert pour l'éclairage, mais aussi pour faire fonctionner les ascenseurs, les monte-charges et les escaliers mécaniques, ainsi que tous les appareils qui fonctionnent dans les différents espaces (par exemple les ordinateurs).
Tout ce qui concerne le transport de l'électricité est signalé par la couleur jaune : transformateurs, chemins de câbles, gaines. Là encore, l'essentiel de l'équipement est dehors, sur la rue du Renard mais des grilles jaunes parcourent aussi les plafonds à l'intérieur pour arriver, par exemple, jusqu'à une lampe.
Transformateurs électriques du Centre Pompidou
Transformateurs électriques

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                 d)Les circulations

La couleur attribuée aux circulations est le rouge.
C'est-à-dire les escaliers mécaniques et les ascenseurs qui permettront au public d'accéder aux différents espaces, mais aussi les monte-charge par lesquels circuleront les oeuvres.
Toutes ces circulations sont rejetées à l'extérieur du bâtiment, toujours dans la perspective de laisser, à l'intérieur, des plateaux complètement libres.
De chaque coté se trouvent des circulations,un coté pour le public,l’autre pour les employés.
Puis, plus à l'extérieur encore, est suspendue la " chenille ", ce grand escalier mécanique qui dessert les étages et parcourt toute la façade en diagonale.
C'est la couleur du sang qui, en circulant dans l'organisme, apporte la vie. On retrouve ici une idée importante du projet qui est de créer un lieu de rencontre entre le public et la culture : le public qui circule dans la chenille, comme le sang dans une artère, fait vivre la culture.
Ascenseurs du Centre Pompidou

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